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lundi 21 novembre 2016

"Votre coffre est mal fermé"

Dans le prégénérique de Opération Tonnerre (1965), James Bond tue l'agent du SPECTRE Jacques Bouvard dans le grand salon du château d'Anet et s'enfuit en jet pack.


Il atterrit près de son Aston Martin où l'attend l'agent français Mlle Laporte. Elle l'aide à ranger le réacteur dans le coffre puis ils se hâtent de monter en voiture. Seulement voilà, dans leur précipitation, ils ont oublié de fermer le coffre !


Merci à Jean-François Rivière

samedi 2 janvier 2016

La chaussure fatale



Dans Bons Baisers de Russie (1963), la terrible Rosa Klebb a à sa disposition un gadget redoutable : une lame empoisonnée rétractable cachée dans sa chaussure. C'est d'ailleurs avec ça qu'elle tuait Bond dans le roman... Cette arme a marqué les esprits et a été reprise dans d'autres films à de nombreuses reprises. 



Dans Quand la Panthère rose s'emmêle de Blake Edwards (1976), un des tueurs lancés à la poursuite de l'inspecteur Clouseau tente de se débarrasser de ce dernier à la Fête de la bière de Munich mais c'est un autre qui prendra le coup à sa place (Anthony Chinn, apparu dans plusieurs Bond, lire ici).



Dans Une nuit en enfer 3 de P.J. Pesce (1999), le hors-la-loi Johnny Madrid est sur le point d'être pendu mais il est sauvé juste à temps...


Une balle coupe la corde au moment où la trappe de l'échafaud s'ouvre et en atterrissant sur le sol, deux (!) lames sortent de ses bottes !




Dans The Dark Knight de Christopher Nolan (2008), le Joker fait irruption dans une soirée donnée par Bruce Wayne et exige qu'on lui livre Harvey Dent...



... mais Batman arrive et une bagarre s'ensuit avec les sbires du fou criminel, avant que celui-ci n'intervienne et n'utilise sa chaussure....



Il y en a bien d'autres encore mais surtout, on la retrouve dans Meurs un autre jour (2002), lors de la visite de 007 dans le laboratoire sous-terrain de Q...



mercredi 30 décembre 2015

007 vu par les écrivains (2) : Roland Barthes and co


 

En décembre 1965, "Le Nouvel Observateur" s'intéresse à James Bond. "Devant un tel phénomène sociologique, nous avons demandé leur opinion à quelques spécialistes des faits humains et des mythes". 

Roland Barthes : "Il y a eu un temps où le héros de notre époque était un homme complet: sans cessé d'être le plus fort, il pensait, savait, il était celui qui voit clair ; c'est ce qu'on pouvait lire dans les rôles et le regard même de Gary Cooper ou de Humphrey Bogart. Bond, lui, n'a jamais l'air de penser et cependant il décide toujours ; il connaît des obstacles, non des résistances ou des fatigues ; il est non seulement invulnérable mais encore inusable et insalissable : c'est un bel objet qui manipule d'autres objets ; il est parfaitement homogène au monde de gadgets dans lequel il vit. Tout cela va cependant très bien dans la mesure où le bondisme se met en spectacle lui-même et comporte toujours un certain grain de parodie : à sa manière, James Bond est un héros distancé."

Jean Duvignaud : "Au cinéma, James Bond est une sorte de monstre : il cristallise assurément la force et représente, par là, un héros bien musclé qui évoque assez bien les beaux SS que d'aucuns trouvaient fascinants ; les femmes qu'il étreint, on aimerait savoir ce qu'elles éprouvent, car ce héros semble bien un monstre froid. Cela dit, on conçoit qu'il exerce une fascination négative - comme celle de Siegfried, un Siegfried libertin."

Georges Balandier : "Avec les aventures de James Bond, les mythologies modernes s'enrichissent d'un nouveau chapitre. On y raconte comment le héros maîtrise le temps et l'espace, comment il brise les manœuvres des organisations et des puissances avec les seuls moyens de l'individu. Reconnaissons-le sans trop jouer sur les mots. Ce personnage fait accomplir un bond en avant dans "l'imaginaire" des hommes du XXe siècle. Il joue le rôle de révélateur."

mardi 8 septembre 2015

Writing's On The Wall




La chanson de 007 Spectre sera interprétée par Sam Smith et s'intitule Writing's On The Wall. Il s'agit d'une expression biblique tirée du Livre de Daniel (et traduite en français par "L'Inscription sur le mur"), qui évoque un présage malheureux. Elle est souvent utilisée en anglais et Pierce Brosnan ironise sur son sens dans GoldenEye (1995), lorsque Q fait exploser le stylo-gadget dans un coin de son laboratoire...


mercredi 22 juillet 2015

"007 Spectre" Trailer (2)


C'est le grand retour de la Q-Branch, avec le laboratoire où des techniciens travaillent sur de nouveaux équipements. La remarque de Q dans Skyfall à propos des gadgets qui n'ont plus cours aujourd’hui (du genre stylo qui explose) est donc de l'histoire ancienne...



On peut ainsi imaginer qu'une "moto-gadget" est en train d'être patiemment mise au point...


On aperçoit aussi deux anciens véhicules de Bond...


 A gauche, une Aston Martin DBS...


... et à droite, une Aston Martin DB5 !




dimanche 2 mars 2014

On ne pilote un autogire que deux fois




On ne vit que deux fois sort en juin 1967 et l'un de ses atouts est certainement la Petite Nellie, cet autogire bourré de gadgets, qui se présente comme la version aérienne de la DB5. Mais 007 n'a pas l'exclusivité ni même la primauté, car trois mois plus tôt, un double-épisode de la série Des agents très spéciaux (The Man from UNCLE), "The Five Daughters Affair", présentait déjà ce type d'engin...




Il s'agissait de trois autogires, en réalité, conduits par les méchants qui s'en prenaient à l'AMT Piranha de Napoleon Solo et Illya Kuryakin...




L'épisode a été tourné entre février et mars 1967 pour être diffusé en mars, donc, mais a également été exploité au cinéma en avril sous le titre de Tueurs au karaté (The Karate Killers). 




Mais On ne vit que deux fois a été tourné entre juillet 1966 et février 1967, avec certainement beaucoup de publicité autour de la Petite Nellie... NBC n'aurait-elle pas décidé de prendre le train en marche et de devancer son concurrent principal ?



mercredi 24 octobre 2012

Gonflé !

A l'exposition Designing 007 au Barbican Center, un document très intéressant était exposé. Ce croquis du département artistique prévoyait une mallette-gadget pour Moonraker, qui ne fut finalement pas utilisée...


"Pour activer l'attaché case, la serrure doit être mise sur la position neutre. Alors, quand vous appuyez sur le bouton rouge sur la poignée, le raft de survie pour six personnes se gonfle de CO2 et de mousse. La mousse en deux parties devient rigide en 30s.

Les méchants s'attendent que Bond ait des papiers secrets dans sa mallette. Ils détiennent "l’héroïne" dans la voiture et attendent que Bond sorte de l'hôtel. Bond est appelé vers la voiture et voit que le chauffeur a une arme sur les genoux pointée vers l’héroïne. Bond accepte d'échanger la mallette contre l’héroïne et la fait passer à travers la vitre conducteur à moitié ouverte tout en gardant la main sur la poignée. Le méchant tente de trahir Bond en démarrant subitement. Bond appuie sur le bouton rouge avant de devoir lâcher la poignée. Le conducteur laisse l'attaché case sur les genoux et se retrouvé scotché à son siège au moment où le raft de survie se gonfle. La voiture en emboutit une autre devant elle et l’héroïne se précipite hors de l'auto avant que le raft n'atteigne le siège passager."

Merci à Eric Saussine

mercredi 24 novembre 2010

Sur un air de cornemuse


Dans Le monde ne suffit pas (1999), Bond se rend dans l'une des antennes du MI-6 située dans un château en Ecosse. Dans la Division "Q", 007 observe un agent testant une belle invention : une cornemuse-mitraillette (qui se transforme également en lance-flammes).



Une idée directement empruntée à Casino Royal (1967) !!!


mercredi 17 novembre 2010

Double zéro scie

En 1995, une équipe de Canal Plus du "Journal du cinéma" se rend aux studios de Leavesden où se prépare GoldenEye. Les décors ne sont pas encore contruits dans cette ancienne usine Rolls-Royce mais chacun s'affaire. Le responsable des effets spéciaux Chris Corbould fait une démonstration d'une arme redoutable des méchants, des scies circulaires qui seront accrochées à un hélicoptère.







Ces scies seront finalement écartées de GoldenEye pour être utilisées (avec un look légèrement différent) quatre ans plus tard dans Le monde ne suffit pas !





NB : je sais, le titre est consternant...

mercredi 9 septembre 2009

A quoi ressemble un Lektor ?

Dans Bons Baisers de Russie (1963), le MI-6 accepte de plonger tête baissée dans le piège qui est tendu par le SPECTRE, à savoir envoyer James Bond à Istanbul récupérer le Lektor, une machine de déchiffrement. A quoi cela ressemble-t-il ? Selon Tatiana Romanova, "ça a l'air d'une machine à écrire, environ 10 kg, dans une mallette marron. C'est inséré dans une rainure et le message apparaît sur une bande papier d'une autre rainure de l'autre côté." Elle parle aussi de "plusieurs disques perforés en cuivre avec une petite lumière". Mais ce qui représente le moteur de l'histoire est en réalité secondaire et on ne peut apercevoir cette machine que très brièvement, lorsque Bond la vole au Consulat.



vendredi 12 juin 2009

Fantômas vs. 007 (2)

Dans Fantômas se déchaîne (1965), le commissaire Juve explique à ses hommes qu'ils vont désormais utiliser des gadgets : "Il faut réviser vos méthodes ! C'est fini la belle époque du petit hold-up hebdomadaire et des gorilles de papa ! (...) Vous avez un cerveau, alors sachez vous en servir ! De quoi auriez-vous l'air si Fantômas était arrêté par un "00" quelconque ? (...) Les grands déploiements de force spectaculaires qui ne font qu'effaroucher l'adversaire sont démodés. Nous sommes à l'époque des agents secrets et des gadgets ! (...) Le gadget est une petite invention secrète destinée à surprendre l'adversaire. Vous n'allez donc jamais au cinéma, non ?"


Juve présente son cigare-pistolet qui se déclenche quinze secondes après l'avoir allumé. Une idée reprise par Q dans On ne vit que deux fois (1967).

... à suivre

jeudi 11 juin 2009

Fantômas vs. 007 (1)

Lorsque André Hunebelle tourne le premier Fantômas en 1964, Goldfinger n’est pas encore sorti. L’idée de la voiture déversant de l’huile sur la route n’est donc pas inspirée du film de Guy Hamilton…






Dans Fantômas se déchaîne (1965), le criminel échappe à Fandor et Juve grâce à sa DS, qui se transforme en avion… Une idée reprise dans L’Homme au pistolet d’or (1974).





Toujours dans Fantômas se déchaîne (1965), le repère du méchant se trouve dans un volcan, ce que reproduira Blofeld deux ans plus tard dans On ne vit que deux fois.




à suivre...

mercredi 29 avril 2009

Une histoire à tiroirs...

Après avoir dicté sa lettre de démission à Miss Moneypenny dans Au service secret de sa majesté (1969), James Bond se rend dans son bureau. La scène est connue, on le voit prendre dans un tiroir des accessoires de ses missions antérieures : le couteau de Honey Rider, la montre de Red Grant et son cigare à oxygène. Mais à y bien regarder, d'autres éléments sont visibles...





Dans le tiroir apparaissent les souverains d'or qui étaient cachés dans la mallette à gadgets de Bons Baisers de Russie (1963).


Ensuite, alors que l'on n'a pas vu Bond les mettre sur le bureau, on peut repérer le dossier "Thunderball" remis à "tous les double-zéros présents en Europe" dans Opération Tonnerre (1965)...





... et le petit appareil qui permet à 007 d'ouvrir le coffre-fort de Osato dans On ne vit que deux fois (1967).


jeudi 4 décembre 2008

La moto de "Jamais plus jamais"

Si Bond a provoqué un tollé en conduisant des voitures allemandes (dans les trois premiers Brosnan), il faut se rappeler qu'il avait aussi piloté une moto japonaise... Dans Jamais plus jamais (1983), en effet, le service "Q" avait mis à sa disposition une Yamaha améliorée qui lui servit à poursuivre Fatima Blush sur la Côte d'Azur. La marque profita de ce coup de pub international pour lancer une "édition limitée", le tout accompagné d'une campagne d'affiches.



mardi 2 décembre 2008

Karin Dor met le grappin sur Bond

Pendant le tournage de On ne vit que deux fois (1967), l'actrice allemande Karin Dor (qui incarne Helga Brandt) fait une séance de photos pour la presse des plus intéressantes. En effet, elle pose avec le pistolet-grappin utilisé par Bond dans le pré-générique de Goldfinger (1964)...


Ce gadget sera vendu aux enchères chez Christie's en 1998 pour 5750 £.