dimanche 27 février 2011

Belmondo vs. 007 (2)

On le sait, Jean-Paul Belmondo fait une apparition dans Casino Royale (1967). Dans la bagarre finale, il débarque en légionnaire (affublé de la moustache qu’il portera dans Le Voleur de Louis Malle, dont le tournage va débuter bientôt) et répète « Merde ! » à tout bout de champ.


On a souvent dit qu’il avait obtenu le rôle en accompagnant Ursula Andress (sa compagne depuis Les Tribulations d’un Chinois en Chine) sur le plateau. Or, il n’en est rien. « J’étais très ami avec Feldman et j’allais souvent en vacances chez lui. Un jour qu’il préparait Casino Royale, nous avons mangé ensemble, lui, Ursula Andress et moi. Au cours du repas, Feldman m’a dit : « Il y a un personnage marrant de légionnaire pris dans une bagarre à la fin du film. Tu devrais le jouer ! » J’ai trouvé le clin d’œil amusant et je l’ai joué en copain. »



À la sortie du film, la star française sera extrêmement surprise en découvrant son nom en énorme au générique. « Comme j’étais copain avec Feldman, je ne lui ai pas fait de procès d’autant qu’il m’a assuré qu’il enlèverait mon nom du générique, ce qu’il n’a pas fait. Les spectateurs en voyant ce film doivent se dire que mon anglais était tellement mauvais qu’on a coupé toutes mes scènes. »

mercredi 23 février 2011

Belmondo vs. 007 (1)

Notre star nationale a souvent talonné Bond au box-office et l'a même parfois dépassé. Les affiches de ses films se sont souvent amusées à lui donner un look "bondien"...



L'Homme de Rio (1964)


Le Magnifique (1973)


L'affiche de Joyeuses Pâques refusée par Belmondo
(mais exploitée quand même Belgique)...


Merci à Jérôme Wybon

mercredi 2 février 2011

Brosnan storyboardé



Dans le reportage du "Journal du cinéma" consacré à la préparation de GoldenEye (et dont j'ai déjà parlé ici), une partie est consacrée au storyboard. Ce jour-là, Martin Asbury a demandé à Pierce Brosnan de venir le voir afin d'immortaliser certaines de ses expressions.







On peut également apercevoir le storyboard de la scène de la bagarre finale entre Bond et Trevelyan sous l'antenne parabolique.




lundi 31 janvier 2011

Adieu, monsieur Barry...



John Barry nous a quittés aujourd'hui... Pour lui rendre hommage, voici une anecdote que j'ai déjà publiée sur le blog mais que je trouve savoureuse :


En 1964, Michael Caine quitte l'appartement qu'il partageait avec Terence Stamp et s'en achète un. Mais l'endroit n'est pas encore disponible et l'acteur se fait héberger pendant deux semaines chez son ami, le compositeur John Barry. Lequel est alors en plein travail de création.

"Une nuit, je n'ai pas pu fermer l'oeil, car il avait travaillé jusqu'à l'aube sur le même morceau au piano. Au matin, abandonnant l'idée de dormir, je me levai et allai faire du café dans la cuisine pour John et moi. J'entrai dans le salon et le trouvai écroulé de fatigue sur le piano. Il avait visiblement terminé le morceau sur lequel il s'était escrimé toute la nuit. Il me le joua, alors que le soleil entrait dans la pièce et nous réchauffait. Non seulement, j'étais la première personne à l'entendre mais je l'avais entendu tant et plus toute la nuit. "Comment ça s'appelle ?" lui demandais-je quand il eut fini. "Goldfinger" me répondit-il, avant de s'endormir sur le piano."

(Source: "What's all bout ?" de Michael Caine)

mardi 18 janvier 2011

Eastwood, Clint Eastwood...


"Le Figaro Magazine" vient de publier une interview de Clint Eastwood où il évoque ce dont j'avais déjà parlé ici :

" Je ne crois pas aux regrets. Je fonctionne à l'instinct. Une fois ma décision prise, je ne tergiverse pas. Un refus ne signifie pas qu'on estime que le projet sera un échec, simplement qu'il conviendra mieux à quelqu'un d'autre. Des exemples? J'aurais pu succéder à Sean Connery et être le nouveau James Bond dans Au service secret de Sa Majesté ! J'avais le même avocat que le producteur Cubby Broccoli, qui a suggéré que je prenne la relève en 1968. Cela aurait été un deal très avantageux financièrement pour moi, mais je venais de terminer une trilogie et je ne me voyais pas signer pour une autre en risquant d'être cantonné dans un genre et piégé à long terme. J'estimais aussi que le rôle devait être tenu par un Anglais de souche. Il m'aurait fallu travailler très dur pour être convaincant. Il me semble qu'ils ne se sont finalement pas trop mal débrouillés sans moi ! "

dimanche 16 janvier 2011

Bond on TV

1997. Ça paraît déjà si loin...


jeudi 13 janvier 2011

007 vs. Jean Van Hamme (4)

Le scénariste de BD Jean Van Hamme a plus d'une fois fait référence à James Bond (lire ici), et il a récemment récidivé dans le tome 2 du dernier Blake & Mortimer, La Malédiction des trente deniers. En effet, le capitaine Blake fait intervenir une section bien particulière des services secrets britanniques pour attaquer un yacht au large d'une île grecque...