jeudi 13 novembre 2008

« La Nature du Mal » dans « Quantum of Solace »



Une scène de Quantum of Solace fait directement référence au roman Casino Royale de Ian Fleming. Lorsque Bond est persona non grata au MI6, il s’adresse à René Mathis, qui coule des jours heureux à Talamone, pour lui procurer papiers et cartes de crédit. Le vieux briscard n’est finalement pas surpris par ce retournement de « M » et se met alors à réciter un passage du chapitre XX, « La Nature du Mal » (au mot près, en anglais) : « Quand on est jeune, cela paraît très facile de distinguer le bien du mal. Quand on avance en âge, cela devient de plus en plus difficile. Méchants et héros se trouvent confondus. »

Dans le roman, ces propos sont ceux de Bond, qui philosophe sur les notions de bien et de mal alors qu’il est à l’hôpital. Il continue ainsi : « À l’école, il est facile de choisir ceux qu’on considère comme des méchants et des héros. On grandit dans l’espoir d’être soi-même un héros et de tuer les méchants. » En intégrant le service des doubles-zéros (après deux assassinats), Bond pense être devenu un héros. « Mais quand le héros Le Chiffre se met à vouloir tuer le méchant Bond, et que le méchant Bond sait qu’il n’est pas du tout méchant, vous apercevez le revers de la médaille. »

mercredi 12 novembre 2008

Gary Powell, bouclier humain

Gary Powell, coordinateur des cascades sur Casino Royale et Quantum of Solace, a participé à de nombreux films comme simple cascadeur ou doublure. Dans Le monde ne suffit pas (1999), il a un rôle ingrat : bouclier humain. Dans le sous-marin, prêt à exploser dans le port d’Istanbul, James Bond se cache derrière un membre de l’équipage (Powell, donc), et tire sur les instruments afin de faire remonter le submersible à la surface.




lundi 10 novembre 2008

Mai Ling will return

L’actrice anglaise Mai Ling n’a que peu tourné mais elle est apparue dans deux Bond ! Dans Goldfinger (1964), elle est Mei-Lei, l’hôtesse de l’avion piloté par Pussy Galore qui emmène 007 aux Etats-Unis. Elle lui sert un Martini puis tente de l’espionner lorsqu’il se change dans les toilettes.




En 1967, Mai Ling revient dans On ne vit que deux fois. Elle est une des Japonaises dévouées de Tanaka qui lave Bond avec amour…

Plus étonnant, elle apparaît dans les génériques de début...

... et de fin.

dimanche 9 novembre 2008

License Revoked

Lorsque la préproduction du deuxième James Bond interprété par Timothy Dalton débute en 1988, le titre est encore License Revoked (Permis retiré). Un sondage réalisé auprès du public américain démontrera que tout le monde n'en comprend pas le sens et License To Kill (Permis de tuer) est finalement choisi. On trouve cependant certains documents, comme ce dossier de presse d'avant-tournage, estampillé du titre original...


vendredi 7 novembre 2008

Pinewood # 1 : l’ambassade de « Octopussy »



Les studios Pinewood, près de Londres, ont abrité les films de James Bond depuis Dr No en 1962. Hormis les différents plateaux ainsi que le célèbre « 007 Stage » (construit en 1976 pour L’espion qui m’aimait), la production a souvent profité de l’agencement des lieux. Ainsi, dans Octopussy (1983), peut-on apercevoir l’entrée de l’ambassade de Grande-Bretagne en RFA. L’agent 009, déguisé en clown, vient mourir aux pieds de l’ambassadeur en lui léguant un œuf de Fabergé. Le plan bref de la chancellerie où les invités d’une réception arrivent en voiture correspond en fait à l’entrée de la « Mansion », le bâtiment principal des studios Pinewood (où se trouvent les services administratifs et de postproduction, ainsi que le bar et le restaurant).