jeudi 4 février 2016

007 vu par François Truffaut




En 1979, François Truffaut fit cette "intéressante" déclaration à un journaliste de la revue Sight and Sound :

« Pour moi, le premier film qui marque la période de la décadence du cinéma est le premier James Bond – Dr No. Jusque-là, le rôle du cinéma avait été en gros de raconter une histoire avec l'espoir que le public la croirait. Il y avait eu quelques films minoritaires qui étaient des parodies de cette tradition narrative, mais, dans l'ensemble, un film racontait une histoire et le public voulait croire cette histoire. (…) Mais la raison pour laquelle je parle d'une période de décadence inaugurée par les films de James Bond, c'est qu'avant ce genre de parodie n'avait plu qu'à une minorité ou à des snobs, alors qu'avec les films de James Bond, c'est devenu un genre populaire. Pour la première fois, dans le monde entier, le grand public se trouvait exposé à ce qui équivaut à une dégradation de l'art du cinéma, à un genre de cinéma qui n'a de rapport ni avec la vie, ni avec aucune tradition romantique mais seulement avec d'autres films et toujours en les rabaissant. »



lundi 1 février 2016

Festival James Bond aux Fauvettes



Une intégrale des James Bond aura lieu sur grand écran du 3 février au 8 mars au cinéma "Les Fauvettes" à Paris (58, avenue des Gobelins) !!!

mardi 19 janvier 2016

Expo Bond à la Villette



mercredi 13 janvier 2016

Un petit air de Clint Eastwood...




En 2002, Toby Stephens incarne le redoutable Gustav Graves dans Meurs un autre jour. Chose amusante, il sera James Bond lui-même dans plusieurs adaptations radiophoniques de romans de Ian Fleming pour la BBC. Plus étonnant encore, l'un de ses premiers rôles a consisté à jouer... Clint Eastwood jeune, dans les premières scènes de Space Cow-boys (2000) !






lundi 11 janvier 2016

RIP David Bowie


David Bowie avait été approché pour interpréter Max Zorin dans Dangereusement vôtre (1985). Il mit sans doute du temps à refuser, puisque le personnage avait son visage dans le storyboard...




mercredi 6 janvier 2016

"Inapte mais pas réformé" : ma nouvelle publication



L'armée est assurément un monde à part, voire totalement absurde, régi par des codes incompréhensibles. J'ai pu m'en rendre compte par moi-même en effectuant mon service militaire de décembre 1995 à août 1996. Neuf mois dont la finalité globale m'échappe encore aujourd'hui mais dont le souvenir ne manque pas de sel ! Un livre irrévérencieux et plein d'humour sur une institution dont de nombreux hommes politiques réclament aujourd'hui le retour...

"Inapte mais pas réformé : souvenirs consternés d'un appelé du contingent" est disponible en version Kindle sur le site Amazon (2.99 euros, peut être lu même sans appareil Kindle).

à commander ici.

lundi 4 janvier 2016

007 vu par les écrivains (3) : Umberto Eco



Dans son livre De Superman au surhomme (Grasset, 1993), Umberto Eco a analysé les « structures narratives chez Fleming », établissant que chaque intrigue est basée sur le même schéma :


« Bond est envoyé dans un endroit donné pour éventer un plan de type science-fiction échafaudé par un individu monstrueux d’origine incertaine, en tout cas pas anglais, qui, grâce aux activités d’organisation ou de production qu’il dirige, non seulement gagne énormément d’argent mais fait en outre le jeu des ennemis de l’Occident. En allant affronter cet être monstrueux, Bond rencontre une femme qui est sous sa coupe et la libère de son passé en instaurant avec elle un rapport érotique, interrompu à cause du Méchant par la capture de Bond et la torture qui lui est infligée. Mais Bond triomphe du Méchant qui meurt de façon horrible, puis il se repose de ses rudes travaux entre les bras de la femme, qu’il est toutefois destiné à perdre. »

Assez bien vu.