mardi 8 décembre 2009

Harry Palmer vs. 007 (3)

Malgré ses lunettes, son modeste appartement et son cynisme, Harry Palmer a quelques points communs avec James Bond.


Dans Mes funérailles à Berlin, Palmer explique au téléphone qu'il sera en retard à son rendez-vous avec son chef, car il est en galante compagnie. Exactement ce que faisait Bond dans Bons Baisers de Russie (1963) et ce qu'il fera dans Tuer n'est pas jouer (1987).




Ses relations avec Miss Babcock sont assez semblables à celles qu'entretient 007 avec Miss Moneypenny.




Dans Un cerveau d'un milliard de dollars, Palmer utilise un Walther PPK.


Dans les Palmer, le MI-6 se trouve sur Trafalguar Square, ce qui sera le cas également dans Tuer n'est pas jouer (1987).


à suivre...

lundi 7 décembre 2009

Harry Palmer vs. 007 (2)

Les Bond et les Harry Palmer n'ont pas (sciemment?) beaucoup d'acteurs en commun mais on peut quand même recenser :


Le Colonel Ross, le supérieur hiérarchique d'Harry Palmer, est joué par Guy Doleman, qui incarnait le Comte Lippe dans Opération Tonnerre (1965).

Dans Un cerveau d'un milliard de dollars, Vladek Sheybal fait une petite apparition en Russe, ce qui n'aurait jamais dû arriver car Harry Saltzman s'était juré de ne plus jamais l'employer sur ses films après une altercation sur le plateau de Bons Baisers de Russie (1963) !


Après avoir fréquenté Bond à trois reprises (lire ici), Burt Kwouk a enfin donné la réplique à Palmer dans le revival Bullet to Beijing en 1996.

à suivre...

vendredi 4 décembre 2009

Harry Palmer vs. 007 (1)

"A Cannes, un matricule chasse l'autre. Les agents secrets se suivent et ne se resemblent pas. Après 007, la Croisette a vu débarquer... 000. Autrement dit Michael Caine, l'anti-héros par excellence, le James Bond du pauvre, l'espion qui vous laisse froid. Son arrivée est passée inaperçue." Couvrant le festival de Cannes 1965, le journaliste de "Ciné-Monde" n'y allait pas de main morte avec Michael Caine, venu présenter Ipcress danger immédiat ! Il n'avait peut-être pas tout à fait tort sur le fond, car l'idée du personnage d'Harry Palmer (créé par le romancier Len Deighton) était justement de l'opposer à celui de Bond : plus quotidien, moins fantasque, qui plus est myope. Ce qui ne l'empêchait pas de vivre des aventures périlleuses et haletantes... Après Ipcress, Palmer reviendra dans Mes funérailles à Berlin et Un cerveau d'un milliard de dollars. Comble de l'ironie, ces films étaient produits par Harry Saltzman, le partenaire de Albert Broccoli sur les Bond. "Il voulait conquérir de nouveaux territoires" dit ce dernier. Et il y est arrivé avec succès. Grâce aussi au talent de nombreux membres des équipes des films de Bond. Voyez plutôt :








à suivre...

jeudi 3 décembre 2009

St Petersburg on the Thames

Dans GoldenEye (1995), Bond est accueilli à Saint-Petersbourg par Jack Wade qui l'emmène en ville en voiture. Son "bolide" tombe malheureusement en panne sur une grande place...


En réalité, cette scène a été tournée à Londres sur la place de la Somerset House !


Deux ans plus tard, le bâtiment figurera le Ministère de la Défense dans Demain ne meurt jamais ! (merci à Jeff)


mercredi 2 décembre 2009

Kwouk est partout !

Célèbre pour avoir incarné Cato, le valet bagarreur de l'inspecteur Clouseau dans la série des Panthère Rose, Burt Kwouk a également participé à plusieurs James Bond.


Il est l'expert chinois en fission nucléaire, M. Ling, dans Goldfinger (1964)...

... le n°3 du SPECTRE dans On ne vit que deux fois (1967)...



... et un militaire chinois participant à la vente aux enchères à Berlin-Est dans Casino Royale (1967).

mardi 1 décembre 2009

Duck, Daffy Duck...



Chuck Jones, le créateur de Bugs Bunny et de Daffy Duck, a son avis sur l'agent 007:

"James Bond est l'un des plus grands ratés au monde, et de tous les temps, pour dire le moins. En dépit de tous les avantages que lui offre la technologie moderne, il s'arrange toujours pour marcher sur un rateau, tout comme nous. Sauf que, dans son cas, il va tomber dans une marre pleine de piranhas, tandis que nous, nous allons marcher dans une bouse de vache.

Heureusement pour 007, ses ennemis sont tout aussi empotés que lui. En une occasion, ils essaient de lui gâcher le sommeil à l'aide d'une araignée venimeuse. Une tâche assez simple, me direz-vous: il suffisait d'introduire une veuve noire par la serrure. Mais non, ces vilains oiseaux du KGB utilisent une tarentule bien musclée, de la taille d'un chat. Une sorte de Arnold Schwarzenegger plein de poils. Et, en s'avançant pesamment sur le lit de James Bond, ce Gargantua le réveille. Résultat ? Un petit combat de catch mano-a-mano que la tarentule aurait aisément pu gagner, si ce n'est qu'elle glisse sur cinq de ses pattes libres.

James Bond et Daffy Duck. La seule différence, c'est que Daffy Duck échoue, tandis que, finalement, Bond réussira, en dépit de 2 heures de revers illogiques et parfaits."
(in "Chuck Jones", Dreamland)

lundi 30 novembre 2009

Une couverture rien que pour nos yeux

En 1981, Marvel publie une adaptation en comic book de Rien que pour vos yeux de piètre mémoire.


La BD sera traduite en français par Dynamisme Presse Edition (qui la couplera avec les textes de l'Annual anglais consacré au film). L'attraît de cette édition est sa couverture, version soignée et améliorée de l'originale.