mardi 10 février 2009

BB chez JB ?


On a parfois lu que Brigitte Bardot avait été approchée par Saltzman et Broccoli pour interpréter le rôle de Tracy dans Au service secret de sa majesté (1969). On sait moins qu'un sosie de BB jouait dans On ne vit que deux fois (1967) ! C'est en tout cas ce qu'affirme peu ou prou Mie Hama (l'espionne Kissy Suzuki) à "Cinémonde" (n°1677-24 janvier 1967) :

"J'admire tellement votre Brigitte qu'il s'est produit entre elle et moi un véritable phénomène de mimétisme. Par moments, quand je me regarde dans mon miroir, je me dis : "C'est fou ! Tu es Bardot !" Il faut me voir en perruque blonde ; alors, la similitude est fantastique."

Voilà, voilà...

lundi 9 février 2009

Vous avez des messages...




Depuis les années 90, James Bond fait comme nous : il communique par portable et internet. On ne connaît pas son adresse e-mail (même si on le voit envoyer son message de démission à M dans Casino Royale), mais il est possible de repérer celles de certains personnages :




Boris Grichenko dans GoldenEye (1995) : madvlad@mosu.comp.math.edu



Vesper Lynd dans Casino Royale (2006) : lynd@thetreasury.gov.uk




Dans Casino Royale encore, on trouve les adresses de certains membres de l'équipe du film ! Cette blague est sans doute dû aux responsables informatiques chargés de créer la boite électronique de Bond, puisque ce sont leurs adresses que l'on trouve : David Hicks le "lead motion graphics designer" (david.hicks@thenet.com) et Robert Wright (robert.wright@thenet.com). Ils ont également inséré Anne Bennett, la responsable de la publicité (anne.bennett@thenet.com).


Une dernière chose, toutes ces adresses sont fausses (je les ai testées...).

vendredi 6 février 2009

La BD de "GoldenEye"


Les adaptations en BD des films de James Bond ont la plupart du temps donné de piètres résultats, le pompom ayant été décroché par celle de Permis de tuer. Lorsque la série reprend en fanfare en 1995 avec GoldenEye, une nouvelle tentative est réalisée avec Don McGregor (déjà auteur du comics James Bond 007: Quasimodo Gambit) au scénario et Claude St. Aubin au dessin.

Le résultat est assez décevant malgré quelques belles pages. Les personnages sont assez statiques et pas très ressemblants. De plus, le fait de vouloir à tout prix intégrer la totalité des dialogues du film allourdit la lecture.



Seule la première partie (allant jusqu'à la présentation de Natalya à Severnaya) aura été publiée, le succès commercial n'ayant peut-être pas été satisfaisant. Cette case provient du dernier tome inédit :




jeudi 5 février 2009

Les espions en rouge

En 1966, les ventes d'Aston Martin ont déjà fait un bond grâce à Goldfinger et Opération Tonnerre et la firme Corgi enchante des millions de gamins avec ses modèles réduits. La DB5 est tellement associée à l'archétype de l'agent secret que les membres de l'Impossible Missions Force vont également en conduire une ! A la fin d'un épisode de la saison 1 de Mission : impossible ("Enjeux"), en effet, les espions s'enfuient à bord d'une DB5... rouge !









mercredi 4 février 2009

Corgi fait sa pub

La firme Corgi commercialise des voitures miniatures de James Bond depuis 1965 et la fameuse Aston Martin DB5 de Goldfinger. En 1969, elle sponsorise le tournage de Au service secret de sa majesté en plaçant des banderoles lors de la scène du stock-car en Suisse...






mardi 3 février 2009

Exploser et laisser mourir

On a longtemps cru que des scènes de Vivre et laisser mourir (1973) avaient été coupées au montage. En effet, de nombreuses photos montrant Roger Moore derrière une mitrailleuse (image reproduite sur l'affiche), par exemple, laissaient à penser que Bond utilisait à l'origine cette arme contre ses adversaires. En réalité, il s'agissait de séances de photos devant la presse internationale venue en nombre en Louisiane assister aux premiers pas de Roger Moore en 007.






Celle-ci (utilisée pour l'exploitation allemande) en fait partie, comme l'explique Roger Moore lui-même dans son carnet de bord (édité en 1973 en France chez Plon) : "Pour ces messieurs de la presse, la grande attraction de la journée, c'était l'explosion. Personne n'avait voulu me dire quelle quantité d'explosifs était entreposée dans le ventre de la longue péniche. Comme je ne figurais pas dans la scène de l'explosion, Dan Slatter, le publicitaire britannique, eut l'idée géniale de me faire asseoir calmement devant les photographes, un verre de porto blanc à la main, style Bond, la tête nonchalamment détournée de l'explosion qui éclaterait à trois cents mètres. J'acceptai, mais une heure plus tard, je m'aperçus que l'équipe de la caméra s'abritait derrière une barrière élevée à cet effet, pour se protéger de la déflagration et des débris divers.


-Eh les gars, lançais-je bêtement, pourquoi vous vous cachez comme ça?


-Ma foi, répliqua un des Américains de l'équipe, on dit comme ça que ça va faire un petit boum.


J'éprouvais quelques inquiétudes quand j'entendis Dan raconter à un journaliste que j'étais assuré pour cinq millions de dollars. Un assistant vint nous conseiller d'abandonner le ponton d'où l'on devait prendre les photos pour nous installer plutôt sur la berge opposée qui semblait mieux abritée mais qui se trouvait un peu plus près du lieu de l'explosion. Je me dis que James Bond n'aurait jamais eu les foies, alors je restai stoïque pendant le compte à rebours, serrant dans la main mon verre de porto blanc glacé, avec les photographes sur ma droite et tous les diables de l'enfer bientôt déchaînés sur la gauche.


L'explosion se produisit et je ne sais pas si le souffle me souleva ou si la peur me fit faire un bond d'un mètre, sans cependant renverser une goutte de porto. Pour une photo de Bond faisant une démonstration de sang-froid, c'était plutôt raté."

Certaines photos montrent en effet Moore sursautant les yeux fermés. Mais un photographe a réussi à déclencher son appareil une demi-seconde plus tôt...

lundi 2 février 2009

La pose qu'on aimait



L'affiche de Bob Peak pour L'espion qui m'aimait (1977), et plus précisément la pose de Barbara Bach et Roger Moore, a inspiré pas mal d'illustrateurs...



La couverture du manuel de jeu de rôle "James Bond" édité par Victory Games dans les années 80...



... et l'affiche de Jeux d'espions (1980) de Ronald Neame.