mardi 22 décembre 2009

Monte-Carlo, nid d'espions (2)

En 1984, John Gardner envoie James Bond faire un tour à Monaco dans Une question d'honneur et reprend le ton dédaigneux et nostalgique de Ian Fleming. "Monte-Carlo, comme toutes les villes de la Côte d'Azur, a une odeur bien à elle. Bond pensa que celui qui mettrait ce parfum en bouteille ferait fortune car il réveillerait de nostalgiques souvenirs chez ceux qui avaient connu la principauté à sa belle époque. Car, celle qui fut la capitale légendaire du jeu n'avait plus rien aujourd'hui du paradis romantique évoqué par ceux qui avaient gagné et perdu ici leur fortune et leur coeur. Les congés payés, les voyages organisés et les vols charters avaient tué le rêve." 007 ne fera pas grand-chose dans la principauté, si ce n'est jouer à la roulette et prendre des cours d'informatique (!) auprès de la belle Perséphone Proud.


En revanche, sous la plume de l'américain Raymond Benson, dans Ne rêve jamais de mourir en 2001, la ville retrouve les faveurs de Bond. "Le casino de Monte-Carlo était l'un des préférés de Bond. Il connaissait personnellement le directeur et plusieurs employés." Il faut dire que Benson s'est rendu sur place, comme il le fait pour chacun de ses romans, et qu'il a pu obtenir une visite privée de l'établissement, qui l'a enchanté. Faisant table rase des considérations de Fleming (dont les valeurs sont celles de l'avant-guerre), il a donc redoré le blason du casino au sein de l'univers bondien (littéraire, en tout cas). 007 affronte au baccara Le Gérant, alias Pierre Rodiac (du nom de l'ex-président du Club James Bond, qui lui a servi de guide sur la côte d'Azur. Salut, Pierre!).

1 commentaire:

Jeff a dit…

C'est ce même Pierre que Bond salue à sa descente d'Aston Martin devant le casino de Monaco dans GoldenEye ? :-)
("Bonsoir Pierre, ça va ?")