vendredi 4 décembre 2009

Harry Palmer vs. 007 (1)

"A Cannes, un matricule chasse l'autre. Les agents secrets se suivent et ne se resemblent pas. Après 007, la Croisette a vu débarquer... 000. Autrement dit Michael Caine, l'anti-héros par excellence, le James Bond du pauvre, l'espion qui vous laisse froid. Son arrivée est passée inaperçue." Couvrant le festival de Cannes 1965, le journaliste de "Ciné-Monde" n'y allait pas de main morte avec Michael Caine, venu présenter Ipcress danger immédiat ! Il n'avait peut-être pas tout à fait tort sur le fond, car l'idée du personnage d'Harry Palmer (créé par le romancier Len Deighton) était justement de l'opposer à celui de Bond : plus quotidien, moins fantasque, qui plus est myope. Ce qui ne l'empêchait pas de vivre des aventures périlleuses et haletantes... Après Ipcress, Palmer reviendra dans Mes funérailles à Berlin et Un cerveau d'un milliard de dollars. Comble de l'ironie, ces films étaient produits par Harry Saltzman, le partenaire de Albert Broccoli sur les Bond. "Il voulait conquérir de nouveaux territoires" dit ce dernier. Et il y est arrivé avec succès. Grâce aussi au talent de nombreux membres des équipes des films de Bond. Voyez plutôt :








à suivre...

5 commentaires:

Jeff a dit…

Et le sinistre Guy Doleman (le Comte Lippe de Thunderball) dans le rôle du Colonel Ross, le supérieur de Palmer dans les trois films.
Dans les années 90, Caine a repris son rôle de Harry Palmer dans deux films tournés à Saint Petersburg. Jamais vu, mais d'après la bande annonce (You Tube)ça avait l'air très mauvais, non ?

mémoires de bidasse a dit…

Ecoute, je viens de les commander en DVD (zone 2 anglais) et le premier n'est pas si mal. Bon, c'est du téléfilm (avec une image pas fameuse), mais c'est rythmé. Palmer est viré des services secrets et il se retrouve engagé par un businessman russe pour une mission. Je n'ai pas encore vu le 2ème. Il y a Jason Connery dans les deux (j'en parlerai dans "Harry Palmer vs. 007 (4)"...

Jeff a dit…

Bravo pour la pub : je viens à l'instant de commander le coffret des deux films sur Amazon.uk (pour un prix ridicule !).
Caine a quand même tourné quelques films d'espionnage improbables (La taupe, Le Dénonciateur...) dans les années 80 et 90, et j'avais peur que ces deux Palmer soient du même niveau.
J'ai hâte !

mémoires de bidasse a dit…

Les visuels sont grotesques, tu verras : ils ont repris carrément la pose de Matt Damon de l'affiche de "La mort dans la peau" ! Avec cette phrase : "Before Bourne, there was Palmer." N'importe quoi !!!

Jeff a dit…

Oui, j'ai déjà un aperçu avec le portrait de Caine sur le coffret... :-)
On dirait une photo bricolée (avec les pieds) sur Photoshop.